11.22.2017

78. Rétrécissement des espaces naturels

Rétrécissement des espaces naturels (projet pour jardin clos) mes lapins serrons-nous un peu multiplions les rendez-vous mes poulets mes poulettes sur notre très petit territoire mes loutres mes rats mes lézards plantons encore des arbres mes petits mes passereaux mes rapaces faisons famille d’accueil occupons tout l'espace.

11.13.2017

77. Freiner l'usure

Freiner l'usure de l’étonnement ce repassage de toutes les choses vives.

11.06.2017

76 cultivé champ de mer

Cultivé champ de mer sarclé dans l’enroulement des vagues longtemps avec les yeux bêchoté le remue hypnotique.

10.31.2017

rc/ A line made by walking





































Octobre,

Commencé à rédiger une des trois articulations du mot >Déplacement.
Celle qui sera a priori le troisième axe. Celle qui me mobilise le plus aujourd'hui (probablement parce qu'elle correspond à l'endroit où je me suis arrêtée à la fin du Master, mais aussi parce qu'elle est un axe de réflexion plus naturel pour moi, plus évident, moins construit).  
Un détour par l'art contemporain pour évoquer, et comprendre, le glissement vers une approche processuelle : la question du contexte à l'œuvre, le passage de la représentation à la présence, la revalorisation de l'expérience, l'enjeux de l'espace public, l'implication du corps dans le processus de création.
>I.3 Le déplacement comme processus de création, c'est aller voir comment la pratique d'un artiste comme Francis Alÿs, par exemple, repense le déplacement, et élabore de nouveaux récits urbains. C'est chercher ce qui se joue aujourd'hui autour de l'idée de "littérature contextuelle".

Mise en attente du coup du projet d'écriture littéraire entamé en avril pendant l'expérience de la marche — comme dispositif de travail — du Finistère vers la ZAD de Notre Dame des Landes. 
13 jours de déplacement, à pied, quelques étapes en car, en train, rencontres, paysage, réflexions. Prises de notes avec l'enregistreur audio du téléphone. Photographies. Puis élaboration d'une forme écrite à partir des notations pendant les mois qui ont suivis et jusqu'à cet été.

Voir comment l'un et l'autre, le volet théorique et le volet créatif, chacun ouvert, tous deux en chantier, pourront dialoguer et s'enrichir. Il me semble que chercher cette fluidité est un des véritables enjeux de la Recherche & Création, le plus difficile mais aussi le plus intéressant. Quand rien n'a de forme vraiment définie, que tout a des chances de se rencontrer.
Qu'ici, dans le champ théorique, Richard Long croise Michel Butor, John Dewey ou Dominique Maingueneau. Qu'au détour d'une réflexion je prenne 2 ou 3 notes pour le projet créatif. 

Poser un cadre et laisser les choses entrer dedans — soi immobile, c'est aussi une façon de regarder ce qui se déplace, et comment.


>journal de la thèse, Recherche & Création littéraire, Université de Cergy-Pontoise, laboratoire AGORA, 2016

10.22.2017

75 au spectacle

Au spectacle de ce qui bouge tenir l'aplomb penser rien d’autre qu’au bruit qu'aux montagnes bien plus vieilles qui sont des vagues immobiles. 

10.17.2017

74. l’agencement des maisons sur l’île

L’agencement des maisons sur l’île volumes couleurs de sels emboîtés contre le vent garantissent l’interstice le passage à regret après elles plus rien : le ciel les mots craie concassé coquillage.

10.10.2017

73. Tarmac de sable

Tarmac de sable en attente de nuit croisé troupe longe-côte nouvelle faune littorale des petits êtres noirs immergés aux trois-quart.