10.31.2017

rc/ A line made by walking






































Octobre,

Commencé à rédiger un des trois axes du mot >Déplacement 

— I.3 Le déplacement comme processus de création, c'est aller voir comment la pratique d'un artiste comme Francis Alÿs, par exemple permet de repenser le déplacement dans les nouveaux récits urbains. C'est chercher ce qui se joue aujourd'hui autour de l'idée de "littérature contextuelle".

Ce détour par l'art contemporain permettra d'évoquer et de comprendre le glissement vers une approche processuelle : la question du contexte à l'œuvre, le passage de la représentation à la présence, la revalorisation de l'expérience, l'enjeux de l'espace public, l'implication du corps dans le processus de création. Ce sera un axe central.  

Mise en attente du coup du projet d'écriture littéraire entamé en avril pendant l'expérience de la marche — comme dispositif de travail — du Finistère vers la ZAD de Notre Dame des Landes. 
13 jours de déplacement, à pied, quelques étapes en car, en train, rencontres, paysage, réflexions. Prises de notes avec l'enregistreur vocal du téléphone. Photographies. Puis élaboration d'une forme écrite à partir des notations pendant les mois qui ont suivis.

Voir comment l'un et l'autre, le volet théorique et le volet créatif, chacun ouvert, tous deux en chantier, pourront dialoguer et s'enrichir. Il me semble que chercher cette fluidité est un des véritables enjeux de la Recherche & Création, le plus difficile mais aussi le plus intéressant. Quand rien n'a de forme vraiment définie, que tout a des chances de se rencontrer.

Qu'ici, dans le champ théorique, Richard Long croise Michel Butor, John Dewey ou Dominique Maingueneau. Qu'au détour d'une réflexion je prenne 2 ou 3 notes pour le projet créatif. 

Poser un cadre et laisser les choses entrer dedans — soi immobile, c'est aussi une façon de regarder ce qui se déplace, et comment.


>journal de la thèse, Recherche & Création littéraire, Université de Cergy-Pontoise, laboratoire AGORA, 2016

10.22.2017

75 au spectacle

Au spectacle de ce qui bouge tenir l'aplomb penser rien d’autre qu’au bruit qu'aux montagnes bien plus vieilles qui sont des vagues immobiles. 

10.17.2017

74. l’agencement des maisons sur l’île

L’agencement des maisons sur l’île volumes couleurs de sels emboîtés contre le vent garantissent l’interstice le passage à regret après plus rien le ciel les mots craie concassé coquillage.

10.10.2017

73. Tarmac de sable

Tarmac de sable en attente de nuit croisé troupe longe-côte nouvelle faune littorale des petits êtres noirs immergés aux trois-quart.