2.27.2013

Des lignes de fuite dans le carnet des départs c'est bien le minimum

arpentage ZI - 1 encre de chine, 75X75cm, fév.2013 ©VG
























C'est une ville, j'y ai marché.
Il y a ce qui se recoupe. Des lignes, des droites, beaucoup d'horizontales finalement — c'est que j'ai baissé la tête vers les routes. 
Elles s'en vont, légèrement en biais. Ne se rapprochent pas. Elles glissent, s'échappent, ou fuient à pleine vitesse. Nous propulsent vers une destination future. Se rejettent elles-mêmes en arrière (parfois les routes derrière font un tas avant de se réorganiser).
J'ai continué, imperturbable. En face, toujours en face, avec sur mes bords de nouvelles lignes de fuites. J'en use beaucoup.

C'est une ville, parfois il faut passer sous un tunnel. Ou bien ce sont des branches d'arbres qui nous touchent les cheveux, le ciel qui se couvre.
Sous le tunnel, sur les murs, on peut découvrir des dessins — d'autres routes, des cartes, des territoires superposées. Ils datent de mille époques.

Echo du tunnel, notre trajet sonore. Une ligne qui parle derrière nous.


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