9.15.2018

"Marcher dans Londres..." au LEG d'Estienne - sept 18








































À l'invitation de Laurence Bedoin, les étudiants de 1ère année du Laboratoire d'Expérimentation  Graphique d'Estienne s'approprient un extrait de "Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire" (paru en 2014 aux Éditions Publie.net). 

Un travail sur 4 ateliers : typographie, gravure, illustration, sérigraphie, dont ils m'offrent chacun un exemplaire. 
Grand merci à eux !

Ci-dessous, un aperçu de quelques pages de quelques livrets :


 (...)

9.14.2018

Les enfants des bois



extrait du texte en cours, "Vers les terres vagues"
(volet littéraire)

Licence Creative Commons VirginieGautier - journal de la thèse, Recherche & Création littéraire, Université de Cergy-Pontoise, laboratoire AGORA, 2016 - Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

J'avais imaginé un atelier dans la forêt



Extrait du texte en cours, "Vers les terres vagues"
(volet littéraire)

Licence Creative Commons VirginieGautier - journal de la thèse, Recherche & Création littéraire, Université de Cergy-Pontoise, laboratoire AGORA, 2016 - Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

6.06.2018

85. et une fois de temps en temps


Et une fois de temps en temps monter en haut du phare pour voir se dessiner des chemins sous-marins.

1.29.2018

84. l’heure de nulle part

L’heure de nulle part les champs disciplinaires le ciel approximatif les trajets à très grande vitesse les vieux nouveaux  voyages.

1.25.2018

83. entre

Entre, il y a chien et loup, deux chaises, et des gouffres qui relient toutes choses.


1.16.2018

Journal Filmé et contrechamp

Le 15 avril 2017 Arnaud de la Cotte venait me rejoindre pour mon arrivée sur la zad. J'avais marché 13 jours, seule. J'étais dans l'intensité de cette expérience. Ce jour-là lui a traversé la Loire, cette frontière liquide. Bac, grand ciel, déjà un voyage. Aller-retour. Entre les deux un moment hors du quotidien. Caméra en main, il en a retenu quelques bribes, montées. Ce qui fait son "Journal filmé" numéro 67. Merci à lui.

©Arnaud de la Cotte "Journal Filmé" 67

En contrechamp voici un fragment du texte écrit à partir de mes prises de notes enregistrées en marchant, #MarchécrireMon entrée dans la zad. Le moment qui précède,

"La route en fond sonore, diminuendo. Le bruit de petit marteau d’un pic contre un tronc d’arbre. Mon corps tranquille en apparence. Une acuité particulière. L’intensité est à l’intérieur. Il faut bien choisir son carrefour (pas la route, le chemin, l’ancien chemin de Suez). Tourner ici, entre les deux maisons à chien dont une a hissé très haut un drapeau bleu, blanc, rouge. Marcher n’est pas jouer. Trembler un peu entre Charybde et Scylla. Pénétrer plus profondément. La campagne se réveille. Semble habitée pour la première fois (je ne vois rien, j’entends). J’entends du bruit à travers les arbres. Tape au loin sur du métal. Tronçonne à droite. La campagne est travaillée. 
Ralentis, c’est la lande de Rohanne, une forêt sauvage aux arbres très fins. Je ne vois rien j’entends. Un coq. Les animaux rendent le lieu habitable. Le chemin est une ligne parfaitement droite, large et poussiéreuse. Devant moi des portes sont ouvertes. Ce sont deux parois de tôle, des pneus, des planches, des restes de barricades. Un fossé de chaque côté. 
Entre, c’est dedans ou dehors. Maintenant c’est dedans. 
Avance jusqu’au bout.
Prends à gauche vers le phare, ce phare c’est la bibliothèque. 
Ralentis, tu y es presque. Ça n’est pas facile un aboutissement."

Licence Creative Commons VirginieGautier - journal de la thèse, Recherche & Création littéraire, Université de Cergy-Pontoise, laboratoire AGORA, 2016 - Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

1.05.2018

82. de nuit de jour le vent

De nuit de jour le vent devenu une évidence d’hiver un accompagnement hypnotique une contention sonore lancinante ou sauvage qui presse les murs nous étreint nous enlace nous enivre si bien qu’un matin le silence nous fait presque tomber.

les 6 & 20 janvier 2018 à l’Ivraie lectures par "30minutesdinsomnie"


Virginie Gautier, « Ni enfant ni rossignol » éditions Joca Seria.

« Ni enfant ni rossignol » est issu d’une résidence de sept mois sur le site du Lac de Grand-Lieu en Loire-Atlantique. L’écriture y relate en prose ce que les déplacements dans ce lieu donnent à voir, entendre, sentir, imaginer. « Le lac, c’est le contraire d’une île, une contre-île. Un vide entouré d’un plein », ce plein c’est la forêt et toutes ses couches réelles, fictives ou mythologiques que l’on perçoit au-travers des sens d’une témoin au corps liquide. Les couches se superposent en transparences, laissent entrevoir comme au travers des futaies des être isolés dans des fragments narratifs reliés par le paysage dont la présence devient organique.

J’ai lu ce texte comme la relation d’un rêve dont chaque « personnage » serait incarnation de la rêveuse, « ni enfant ni rossignol » mais tout à la fois.

Jacques Vincent,
Collectif 30 minutes d'insomnie