2.03.2014

Sortir et lever les yeux une seule fois

Texte écrit pour Brigitte Célérier, lors de notre Vase Communicant de Janvier 2014.
Je le reprends ici parce qu'il me semble nécessaire dans le Carnet des Départs. Il ne lui en est pas moins dédié.

Sortir et lever les yeux une seule fois, pour le ciel.
Sortir pour marchécrire mais garder les yeux vers le bas. Il y a des jours où je n’arrive pas à regarder devant moi. Voir quoi ? Marchécrire, est-ce que ça peut être sentir plutôt que voir, autour de soi, autre chose ? Cette pierre par exemple, qui fut roc, en bordure du trottoir. Je marche dessus comme sur une veine rocheuse, en pensant au magma. La présence tellurique du granit. La maison à visiter le 27, au-dessus de la mer, où il y a cette dureté des côtes brûlées par le vent, qui me fait tant aimer les falaises comme les landes, les montagnes. Les herbes rases, les roches affleurantes. La terre meuble appuyée sur la pierre toute proche. Georges Perros qui adopta pour terre une pointe. Un bout, au bout duquel il n’y a plus qu’à se taire, à bien choisir ses mots. J’ai sur mon bureau un des Papier Collés pour me rappeler cette exigence. « Pour qu’un penseur soit intéressant, il faut qu’il ne puisse pas penser jusqu’au bout. Car il n’y a pas de bout. Il y a un charme ». Il y a du Finistère dans les pensées de Georges Perros. À ce départ, cette mise en mouvement du marchécrire, où vais-je moi-même arriver, y a t-il une buttée, un rivage ? 



Sortir et lever les yeux une deuxième fois, pour un mur.
Ses agrafes tout du long réparent les brèches, racontent, ce qu’il faut contenir. Que rien, surtout ne vienne à déborder, qu'il tienne debout, ce mur, retienne, telle quantité de terre, de corps et d’os. En sortant du métro j’ai traversé le square qui longe le cimetière. Vu les sacs sous les bancs, les paquets, les couvertures emballées pour la journée. Vu dans un mur des visages, quelques mots de Victor Hugo. S’ils sont gravés sur les vraies pierres du vrai mur des Fédérés, qui maintenant sait ? « Ce que nous demandons à l’avenir… » peut-être de ne pas nous raconter la suite. Un peu remuée, désorientée, je sors du cimetière, à deux pas de mon rendez-vous, place Gambetta, je me perds.


Sortir une troisième fois, avec un secret, voir différemment. 
Une chose à emporter pour le marchécrire. Mon titre, « Les yeux fermés, les yeux ouverts », je fais sonner cette phrase sur le trajet du retour. Je repasse, forcément, par les mêmes cases, les mêmes trous, les mêmes empreintes dans le même sol. Pavés, parpaings, grilles. Mes pas, comme des pierres posées les unes à côté des autres, pour faire une marche. Voir quoi ? Sur le trottoir mouillé des allers, des retours, nos traces dans les deux sens, les lignes des roues des vélos. On devine notre trajectoire, on mesure notre nombre. C’est comme un dessin sur une feuille de papier. Des signes répétés afin d’user l’image, de ne garder que le passage. Traces, une sorte de géographie. Quand je dessine ce ne sont plus mes pas, c’est ma main, c’est mon bras, mon épaule qui refait le trajet. Dessins qui ne sont pas des cartes pour s’y retrouver, au contraire, moi je cherche à me perdre. Fondre dans le paysage, plonger, un plongeon — c’est Boutès qui revient. Effacer entre moi et ça cette distance, la décision même. Marcher dans la myopie du présent.


Sortir en baissant les yeux, regarder au-dedans. 
Tout s’arrange. Je tiens un drôle de journal dans lequel j’écris quelques fois. C’est un journal arythmique, que j’oublie entre temps. Il contient des notes de travail, des choses toutes simples, projets qu’il faut fixer. Ainsi, le 22 octobre 2002, une phrase notée cet été : « Qu’est-ce que je fais là ? ». Je sais moi ce que contient cette phrase : l’incongruité du réel, l’ouverture d’un regard, une étrangeté première. Et je réalise qu’elle est devenue le thème, le motif, du livre à paraître. Dans le journal c’est le désordre du présent qui s’organise, trouve un sens. 11 ans depuis cette petite phrase, je joue à saute-mouton avec les années, vois, en feuilletant des pages, ce que l’on contient, ce que l’on retient en soi, afin qu’il tienne debout notre paysage. Telle quantité de terre, des corps, des os. Des choses mêlées et inconnues, difficiles à saisir, on dirait qu’elles s’arrangent sans moi.


Sortir ou partir vraiment.
Je quitte Paris, roule vers l’ouest, jusqu’au bout. Le 27 je visite la maison, à l’endroit, à l’envers, c’est beau, mais ça ne suffit pas. La route descend jusqu’à la mer que nous longeons le plus longtemps possible. J’ouvre ma fenêtre côté passager, cligne des yeux pour voir, diaphragme ouvert/fermé. Prends des photographies tout le long de la côte, de cette frange inouïe, sauvage. Le ciel a le gris des parpaings, des pavés. Il n’y a pas de bout, il y a un charme.









1.18.2014

Portrait plié

















Sait-on seulement par quel secret, sait-on avec quel abandon, par quel aveuglement on se retrouve un jour, quelqu’un, ici. Portrait plié qui ne se déplie pas, prend sur lui son silence, ce qu’il possède d’incertitude toujours entretenue. Une suite d’images qu’on lève, qui s’effarouchent comme une nuée d’oiseaux.

Sait-on pourquoi cette suite de rêves, une nuit après l’autre, toujours recommencés. D’une mer qui s’agite, se lève, emplit la fenêtre, fait onduler le sol. Quand elle se tient tranquille c’est sur terre que s’abattent les pierres, les cailloux envolés d’un volcan. D’un côté comme de l’autre quel est le danger, la colère ? Si c’est moi le volcan, s’il n’y a aucun endroit pour se mettre à l’abri ? J’ai dit la crainte mais j’ai tu la beauté.

Où est la vie cachée ? C'est elle la vie cachée, qui mord, bouscule, unique et dangereuse, devant quoi l’on rêvait ? Elle, devant quoi l'on rêvait ? Au matin dans le ciel, tout est à recommencer.


"Stromboli", R. Rosselini














1.07.2014

Oiseaux, avec Aimé.



Oiseaux, ce mot me tourne dans la tête depuis Aimé. 
Il est rempli de temps, d’enfance - l'exil - une traversée.

J’ai écrit un court texte après notre semaine sur l’île. L'ai tourné, retourné dans tous les sens, l’ai appelé Oiseaux, mais c’est surtout une attente d’oiseaux. Derrière ce titre, j’attends. Derrière ce titre j’aurais imaginé plus d’ailes, plus d’allant. Je tourne autour du texte posé depuis des semaines puis le laisse tel quel.

Oiseaux de mer, en nombre. Et ces mots associés : Oiseau + Mer, qui font tout un battement, un son, une pagaille. Qui crient sur des falaises. Pleurent,  piaulent, raillent.

Pigeons, petit peuple, oiseaux de Paris

Pies, mésanges d’hiver, oiseaux de banlieue
Un couple de geais parfois dans le jardin

Des ramiers qui font ployer les branches des lauriers

À la campagne, toutes sortes de petites choses aux noms rigolos

Corneilles. Connivence de l'œil, de la tête. Dans le dernier texte elles accompagnent le personnage, perchées sur les arbres de novembre. Je les photographie au jardin des plantes. Elles fouillent les poubelles, ouvrent les paquets avec leur bec. En Irlande, je me souviens de corbeaux très gros, qui marchaient comme nous sur les routes en balançant leurs corps de gauche à droite. J’aime les oiseaux noirs. Revu le film d’Hitchcock.

Dans un autre texte c'est une nuée colorée qui se dérobe et s'éparpille. Oiseaux des îles ? Flammèches où il y a du vert du gris du jaune du rose... "Nuée d’oiseaux de toutes espèces entrant sortant d’une volière, vos souvenirs n’y restent pas (...) Qu’ils sifflent, qu’ils partent, vous les laissez aller venir. Vous laissez à présent toutes les portes ouvertes"

Oiseaux, ils volent dans ma tête depuis Aimé.
Le mot est devenu ce qu'il charrie - de temps, d'enfance, d'exil, de traversée. 



Oiseaux
l'exil s'en va dans la mangeoire des astres
portant de malhabiles grains aux oiseaux nés du temps
qui jamais ne s'endorment jamais
aux espaces fertiles des enfances remuées

Aimé Césaire, dans “Ferrements”


1.02.2014

Ciel pour regarder, marcher - Brigitte Celerier




















Sortir et installer mes yeux dans le ciel


Sortir pour marchécrire, yeux flottant au risque de vertige, éblouis, cherchant les mots pour dire cette dure lumière, cette splendeur sévère, cette unité plate

Marcher sous ce ciel, renoncer, jouir un instant de cette violence et plisser les yeux, penser avec admiration dévotieuse aux efforts de Ponge, à ses tâtonnements pour dire, dans la Mounine, ce ciel qui l'avait frappé dans un matin sur la route d'Aix, et dont j'aime ce qui est presque le premier jet

Azur à mine de plomb

ce gaz lourd résulte en vase clos

d'une explosion de pétales de violettes bleue

.…..

Son ombre tient toute dans les griffes de son éclat...



Et comme j'avance, en cet hiver, lasse et les yeux blessés, dans le froid intense que le vent nous a laissé en legs avec cette pureté sans concession, comme si avec les nuages et l'humidité il avait emporté toute trace de tiédeur, pour nous laisser dans un vide froidement lumineux, monte la nostalgie des cieux transparents du printemps sur Paris, du soleil humide étincelant sur la pointe de la cité quand je marquais l'arrêt rituel dans l'angle du pont Royal, avant de remonter vers les guichets, qui me faisait presque voir l'air circuler entre les statues de Maillol, mesurer la distance entre les arbres et pierres blanches des Tuileries, creuser le long espace que les siècles ont dessiné.

Finit mon trajet – rentrer se rencogner dans l'antre, laisser la nuit descendre sans en voir la rougeur


Autre jour, s'éveiller à la recherche encore des mots pour dire le ciel de bleu ardent, lapi-lazuli, fabrique d'outremer, clarté autoritaire, air devenu pierre, poussière qui prend feu, violence et os à nu... et penser approximation dérivant en préciosité artificielle

Pousser volets dans un bruit tumultueux de souffles, voir branches se balancer, écharpes noires filer sur les couches de gris sombre, penser mistral noir, trembler d'avance de fatigue et d'effroi, et toutes idées envolées dans ce déchaînement de l'air, s'accrocher à cette seule pensée : que vienne la fin, sans plus savoir laquelle.


Note = la seconde image est une reproduction d'un tableau de Giuseppe Canella conservée au Musée Carnavalet

Très heureuse d'accueillir Brigitte Celerier pour les Vases Communicants de janvier. Ce sont les dérives avignonnaises de Brigitte, sur son blog, qui ont inspiré l'idée du Marchécrire, avec pour projet : sortir, et regarder - dans lequel elle excelle et qui me fut bel exercice. Elle "installe ses yeux dans le ciel", ici, sur le Carnet des Départs, tandis que "je ne sais où regarder".

Mon texte, chez elle, sur Paumée.

Tiers Livre et Scriptopolis sont à l'initiative d'un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… "Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre". Un grand merci renouvelé à Brigitte Celerier qui assure le Rendez-vous des Vases. Et fait une longue lecture chez elle, sur Paumée.




Oiseaux




Oiseaux (attente d'oiseaux). Des routes dures, des directions. Entailles d'eau et de bitume. Course avec bagages sur un ponton. Fracas encore. Démarrage des moteurs. Diminution progressive de la terre, expir _

Oiseaux (cri d'oiseaux) arrivée sur l'île. 
Le bleu sans cesse aux fenêtres. Roc, vague, roc, marée. 
Nos allers nos retours, nos lits en travers des goémons. Galets superposés. Plages sèches

Oiseaux (débordement d'oiseaux)
Marches arrondies, longues lectures, temps entouré d'eau

Chute des baromètres 


Oiseaux (silhouettes d'oiseaux figurants)

Ressassement des vagues, ressassement des rocs. Encore cri de vent, messe de mer, encore l'air bleuté. La nuit allongée sur le jour, encore.







12.10.2013

Des lectures,

article Remue.net 





La résidence à Cerise touche à sa fin : il est temps de s’éloigner du centre, de quitter ce ventre de Paris ou, peut-être, simplement, de le déplacer... Pour cela, Anne Savelli invite Virginie Gautier et Joachim Séné à lire (mais aussi projeter, écrire) des extraits de leurs derniers textes encore inédits, respectivement intitulés Lignes de fuite et Village. On y retrouvera de la rue, de la route, du déplacement...

Cette soirée sera également l’occasion de faire la connaissance de Dita Kepler, avatar d’Anne Savelli sur Second Life devenu, au fil du temps, un personnage collectif (elle fut animée, ici-même, par Joachim Séné durant l’année : tout se tient !).
Pour introduire les lectures, on suivra ainsi les instructions d’une des Dita Kepler existantes, à savoir Thierry Beinstingel (autre invité de la résidence), lequel a suggéré la chose suivante : 

que Dita Kepler sur son compte twitter demande auparavant à ce qu’on lui envoie 13 poèmes twitts en 13 mots à 13h13 ce vendredi 13 pour entrer avec elle dans une nouvelle dimension, celle du 13/13/13

Virginie Gautier, Joachim Séné et Anne Savelli liront donc, en préambule, treize poèmes écrits par ceux qui auront bien voulu participer ce jour-là (et ce, même sans être abonnés à Twitter. Il suffit en effet que les treize mots comptent 140 caractères maximum). La soirée se terminera par une apparition de Dita Kepler (lecture d’Anne Savelli, écriture improvisée d’un nouveau texte par Joachim Séné).
Bref, il y aura des mots, des sons, de l’image, du monde, des voix et des métamorphoses.


Vendredi 13 décembre 2013 (le 13/13/13) 
à 20h au Café Reflets, 46 rue Montorgueil à Paris

(photo : boat car plane, tirée de la base de données du magazine Life)
Anne Savelli - 9 décembre 2013

11.01.2013

On n’en sort pas - Jean Prod'hom

















On n’en sort pas, le réel est hors d’atteinte, inutile de vouloir trop s’en approcher. Ni espérer pouvoir s’en extraire. Être bien accompagné et accompagner, c’est ce qu’on peut faire de mieux. 

Lorsqu’il fait soleil et que la neige demeure sur les flancs de Brenleire et Folliéran, je fais halte dans la véranda où trois chaises entourent une table ronde, y suis à cette occasion pas loin de moi-même. Ce compagnonnage dure une petite heure et c’est bon. On se réconcilie, on parle un peu, en ne bougeant les lèvres qu’à peine, tandis qu’une guêpe ou un bourdon s’acharne contre la vitre. Celui qui est en moi lâche un peu de sa surveillance, je veille de mon côté à ne pas m’enflammer à son insu, on se modère. Il me tance une dernière fois, pour rire, avant de laisser la bride sur mon cou. On s’abandonne les mains croisées, le dedans et le dehors se serrent la main.

Aucune ombre, les écharpes d’inquiétude qui s’accrochaient à mes talons traînent sur le carrelage de la cuisine et l’hiver qui s’est levé cette nuit fait son oeuvre sur les sommets enneigés. Me voici coupé du dedans et à l’abri du dehors, désorienté, sans rien à faire d’autre que tendre l’oreille et fermer les yeux, comme les paysans d’hier qui prenaient un peu de bon temps sous le couvert de la mécanique à l’arrivée des mauvais jours : les champs étaient labourés, les pommes de terre rentrées, la bise pas encore levée. 

Les lauriers sont à l’abri, des feuilles multicolores jonchent la plate-bande, l’orange des roses jauni d’or. Le soleil entre à l'horizontale, pas de travail en vue, il y a bien assez à faire tous les deux réunis. Faire se rapprocher nos deux voix de soi-même jusqu’à ce qu’elles ne s’étonnent plus l’une de l’autre, se confondent. Silence. Il n’y a en réalité pas grand chose, un phrasé ponctué de simples, je devine une danse immobile et transparente. Pas surpris de ma présence. Si nous ne nous perdons pas de temps en temps l’un dans l’autre, nous sommes perdus.

Derrière les vitres piquées par le mauvais temps, les événements qui se succédaient au pas de charge s’enlisent. On reste tous les deux en arrière avec un panier de pommes cueillies tout à l’heure, une tèche de bois, une jardinière. Il y a vraiment de belles prisons. Le silence descend l’échelle et nous soulève, le peu que je suis encore se défait et devient toujours moins, jusqu’à disparaître, vide et sans horloge. Ne pas bouger, le moindre geste détruirait tout.

Peut-on dire autre chose que ce qu'on sait obscurément. Écrire dépasse de beaucoup ce qu'on est, sans qu'on soit capable jamais de mettre la main dessus. Mais il nous tire, rend meilleur, purifie ce qui reste en retrait, nous aide à trouver l’invisible axe de notre être au monde. 

De là où tu es, vois-tu ce dont je te parle, de ce détour à l'occasion duquel on se perd au plus lointain de ce qui est, de cet asile que je caresse parfois du bout des doigts, à deux pas d’une mélancolie qu’il me faut bien concéder au moment de quitter les lieux. Mais rejoindre le train du monde ne constitue plus une défaite.

Nous vivons dans une boîte transparente où rien n’entre ni ne sort, mais où chaque chose fleurit, lentement, chacune pour soi au midi des autres. On n’en sort pas et j’y retournerai.


Faire une place aujourd'hui, dans le Carnet, pour Jean Prod'hom. S'y posera un petit bout de montagne et dans son écriture cette belle présence des choses, du réel, cette épaisseur d'homme. Et je ne fais qu'évoquer mon plaisir à le lire, et mon admiration, pour ne pas alourdir la sobriété rare de son écriture. Pour preuve ces propres mots : "Je m’efforce maintenant de préserver, et c’est l’essentiel, l’étendue de ce que je ne saurais dire autrement, c’est-à-dire le silence sans lequel on n’entend rien, d’élaguer ce qui encombre, avec le risque qu’il ne reste plus grand chose à la fin." 
Pour cet échange, je me suis inspirée d'une de ses phrases : le réel est hors d'atteinte.
Tout est à lire sur son blog les Marges, des "plans fixes", des "choses vues", "cher Pierre", "à la mine", "il y a", et "avec Thierry Metz" que j'aime particulièrement. 

/ Mon texte chez lui,

Tiers Livre et Scriptopolis sont à l'initiative d'un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… "Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre". Un grand merci renouvelé à Brigitte Celerier qui assure le Rendez-vous des Vases. Et fait une longue et belle lecture chez elle, sur Paumée.