6.02.2016
58 les trois quarts du jour
Les trois quarts du jour souffrir de l'immobilité, épaules douloureuses, tandis que je rêve une écriture debout dehors, flânée, voyageuse.
6.01.2016
Avec L'aiR Nu, Littérature Radio Numérique
Nous étions 4 invités à Veneux-les-Sablons le 23 janvier 2016, pendant la résidence numérique du collectif l'aiR Nu (Pierre Cohen-Hadria, Mathilde Roux, Anne Savelli, Joachim Séné) : Olivier Hodasava, Lucien Suel, Benoit Vincent et moi-même, pour des lectures Autour des frontières (en écoute ci-dessous).
J'ai fait lecture d'une première version du texte "À l'approche", écrit dans le cadre de mon mémoire de Recherche et Création Littéraire, "Déplacements, de l'espace traversé à la traversée de l'écriture" à l'U.C.P. nov-juin 2016.
Tout se déplace.
C'est le lien qui fait sens.
Merci à l'aiR Nu.
https://soundcloud.com/user-368663436/sets/quatre-invites-a-veneux-frontieres
56 miniatures ensauvagées
Miniatures
ensauvagées, les îlots non tondus, hauts levés.
Élastiques, les rafales.
La lumière et moi-même généreusement saoulées.
5.11.2016
Tu peux toujours
tu
ne sauras pas remonter à la source
du
mouvement pendulaire
qui
t’incite
à
repartir de A où
les
parents de tes grand-parents
furent
déposés enfants
placés
puis déplacés
un
envers déjà profond et
déjà
illisible
tu peux
toujours filer vers B
t’y
maintenir plus ou moins
entre
les deux dévier
changer
d’avis, de train
tu ne
sauras pas ce qui pousse chacun à
(partir
à vélo)
(dormir
sous une toile de tente)
(vivre
sur un bateau)
poursuivre
coûte que coûte une route en forme de
vagabondage
comme
dans la petite conduite l’eau
tous
les contournements possibles
ne
déroutent pas
son
écoulement
tu
refuses
de
rationaliser tes trouvailles
poursuivant
la voie d’un imaginaire jusqu’à l’Orient
où les
peintures deviennent des tapis
paysages
aériens avec vue plongeante sur le déroulement de chemins
secondaires
topographie
précise
centimètre
par centimètre carré
les
petites griffures là, sont-elles des points de repère
ou bien
des souvenirs
de
voyages ?
5.06.2016
Le
paysage
vire
sur le
pont
il coule
au ras
de l'eau
saute le
mur
crénelé
(on
y accède par une échelle)
les mots
calés
en biais
contre
la vitre
accostent
quand
le train s'arrête
puis
repartent
tu
consultes les oracles
(il y a
forcément des correspondances
des
prolongements)
pour que continue
le
monde
à califourchon sur l'arête d'un toit
à califourchon sur l'arête d'un toit
le monde
marchant
le
monde en jogging dans la forêt avec un chien blanc ou, feuilles
d'or des couvertures de survie
le monde
allongé dessous
tu
fermes les yeux
sous tes
paupières le monde
clignote
amarante, ambre, brique
clignote
ocre, cachou
grenat.5.03.2016
55 étendue
Étendue, vue d’en haut, l’élan dû, dans la pente.
Et l’envie. Un seul R à courir ne pourra pas suffire.
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