J’irais vers vous naturellement comme je vais vers les chemins, dans les
chemins, sans réfléchir. Il n’y aurait pas à réfléchir. Il n’y aurait pas
d’hésitations. Des conversations fleuriraient, des portes s’ouvriraient.
4.28.2015
4.21.2015
4.09.2015
31 dire caillou caillasse
Dire caillou caillasse, la roche basculée dans l’eau. Perdre pied, le fond, la
carcasse. Dire rien, retour en bas, on touche le. La pierre, le caillou, la
caillasse.
4.08.2015
Rien que du géographique
Fin du lac, début d'autre chose
Je comprends seulement maintenant cette évidence :
il m'a fallu marcher dans chacun de mes livres - le corps a nécessairement parcouru ces espaces
D'où revenir ?
Où poursuivre ?
Il est question d'un endroit où projeter une suite comme du simple déplacement d'un établi pour dessiner
Propositions d'horizons
Au cœur du lieu, l'ouverture d'un possible,
fragile recommencement
La pierre sur laquelle j'ai posé le pied a basculé dans la rivière aujourd'hui
sol sable — avec quel équilibre se déplacer entre deux textes ?
passer au dessin, toucher au papier, reposer le mental
chercher appui demain ?
Un pas n'est rien d'autre qu'une articulation entre ici et ailleurs.
Merci à Nathanaël Gobenceaux, son texte sur Les Lignes du Monde (& ci-dessous)
à Mathilde Roux pour son travail,
aux bibliothécaires et aux publics qui ont suivi notre trajet autour du lac
à Arnaud de la Cotte pour tout le travail, l'accompagnement, l'enthousiasme.
4.03.2015
30 désir de course
Désir de course. Tout remonter à l'envers. Les morceaux échoués sur le sec et plus bas la ligne montante. Écriture d’eau sur le sol-sable, un chaque
fois d’enfance recommencé.
4.01.2015
Dérives ornementales
(par Nathanaël Gobenceaux)
(par Nathanaël Gobenceaux)
Ce texte a été présenté en lecture le 27 mars 2015 à la médiathèque de La Chevrolière (44) dans le cadre d’une invitation de Virginie Gautier, alors en résidence autour du Lac de Grand-Lieu, résidence organisée par l’association L’Esprit du lieu. La soirée était intitulée Dérives géographiques.
Son texte, ICI
Son texte, ICI
3.26.2015
Autour du lac #23 24 25
Carnet de résidence
Lundi
Salon du livre de Paris au milieu du calme de Grand Lieu. Décalage des temporalités, des rapports. Plaisir de retrouver Anne Savelli, qui m'a précédée au lac, pendant quelques heures. Du tourbillon je note celui des livres ramenés : N47, Maël Guesdon, Antonio Moresco, Philippe Annocque, Alejandra Pizarnik. Programme des jours à venir : lirécrire.
Mardi
Du temps à pleines mains, du temps continu. Ce qui arrivera après je ne le sais pas. Entièrement à ce qui s'est déposé là : du lieu, d'enfance, de mythe et cette question de la séparation de laquelle j'arrive peu à parler, sauf à dire avec les mots des autres : "Nous ne sommes pas séparés de la vie au milieu des buissons et des choses communes" Henry Bauchau. "Je sens la peau de l'air, et pourtant nous demeurons séparés" André du Bouchet.
L'artiste est peut être celui qui cherche à retrouver l'unité de l'enfant avec le monde, à réduire la séparation. On dit aussi : faire corps.
Mercredi
De l'imprévisibilité (les anguilles du lac viennent de la mer des Sargasses)
Dernière navigation avant le départ, dans les roselières, la terre flottante des levis. Sol mouvant sur lequel poussent des arbres, d'où décollent des oiseaux, canards et grands échassiers, où se cache un jeune sanglier. Est ce qu'on sait tout du lac ? Or ici plus fortement qu'ailleurs il semble que cet enchevêtrement du vivant, de la faune et de la flore, du climat, des amonts et des avals, des lointains et des replis, que toutes ces alliances et ces combinaisons sont en partie inexpliquées et restent imprévisibles. Je ne sais dire combien cela me rassure.
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